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Call double barrière (activation 90 %, KO 120 %) : pourquoi le vendeur rachète au KO ?

Je bloque sur un exemple de couverture. On vend un call avec double barrière : activation à 90 % et désactivation à 120 %. Il est écrit que pour se couvrir, le trader a vendu des actions et qu'il devra en racheter si la barrière de 120 % est franchie. Mais si l'option est désactivée, il n'y a plus de risque à couvrir, donc je ne comprends pas cet achat.
Pélican Alerte 844Auteur du sujet19 août 2026

6 réponses

  1. Ocelot Sage 774
    Ocelot Sage 774il y a 1 mois
    Si la barrière désactivante est franchie, la valeur du call passe directement à 0. Comme il s'était delta hedgé en vendant des actions, il se retrouverait d'un coup avec un call qui ne vaut plus rien mais toujours ses actions vendues, donc exposé au marché. Et sauf erreur de ma part, il commencerait à ajuster avant même d'atteindre les 120 %, sinon il aurait beaucoup trop d'actions à acheter d'un coup, ce qui lui coûterait trop cher en plus de l'exposer. C'est pour ça qu'on shifte la barrière : pour commencer à réduire les positions avant.
  2. Pélican Alerte 844
    Pélican Alerte 844Auteuril y a 1 mois
    Merci, mais pourquoi vendrait-il des actions pour se couvrir ? Quand le call s'active, il devrait se delta hedger en achetant du sous-jacent comme pour un call vanille, jusqu'à la désactivation, non ? Admettons que le call s'active sous 90 % et repasse à 110 : s'il vend du sous-jacent à 110 et que le cours monte à 117, il perd de l'argent à la fois sur le sous-jacent et sur le call.
  3. Ocelot Sage 774
    Ocelot Sage 774il y a 1 mois
    Désolé, je n'ai pas été très clair. Quand le call s'active sous 90 %, il se comporte comme un call vanille, donc si tu es vendeur tu achètes du sous-jacent pour te couvrir. Je suis d'accord avec toi, il ne devrait pas vendre dans ce cas-là. Ce que je voulais dire, c'est que sur ce type de call, le trader peut vendre du sous-jacent non pas pour suivre le delta, mais pour anticiper le risque de désactivation à 120 %. S'il a acheté plein d'actions pour se couvrir et que l'option s'éteint d'un coup, il se retrouve trop long, sans rien en face. Du coup, certains traders appliquent un shift de barrière pour ne pas devoir tout revendre en panique. Si quelqu'un peut me corriger, avec plaisir.
  4. Pélican Alerte 844
    Pélican Alerte 844Auteuril y a 1 mois
    Perso je le comprends comme toi, mais le cours ne semble pas dire ça. C'est peut-être juste la phrase « pour se couvrir le trader a vendu des actions et il devra en racheter si la barrière à 120 est franchie » qui porte à confusion.
  5. Colibri Discret 155
    Colibri Discret 155il y a 1 mois
    Je bloque exactement sur le même passage. Pour moi, s'il est short du call, il a accumulé du delta en approchant des 120 %, donc au franchissement il devrait revendre ses actions, pas en racheter. Vendre le delta accumulé quand l'option se rapproche de la barrière, OK, mais je ne vois pas l'utilité d'en racheter une fois la barrière franchie. Ou alors il nous manque des infos : si la désactivation ne se constate qu'à des dates d'observation, garder un peu de delta n'est pas absurde.
  6. Équipe Advance
    Équipe AdvanceRéponse vérifiéeVérifiéil y a 28 j
    Le cours est cohérent : sur un call avec KO à 120 %, plus le spot s'approche de la barrière, plus l'option risque de finir à 0, donc son prix baisse quand le spot monte et son delta devient négatif. Le vendeur, short de l'option, se retrouve alors avec un delta positif à neutraliser, donc il vend des actions. Si la barrière est franchie, l'option disparaît, il ne reste que ces actions vendues et il doit les racheter, souvent dans un marché qui monte, d'où le shift de barrière pour lisser ce risque.

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